L’UDF vote pour le Modem

Cette semaine a eu lieu une ultime tentative de destabilisation de notre mouvement. Le vote du bureau directeur de l’UDF  a été sans appel pour valider la décision du dernier congrès de l’UDF de Villepinte qui a décidé d’être le principal membre fondateur du Mouvement Démocrate (19 voix pour et 6 contre).

François Bayrou a respecté à la lettre les engagements démocratiques de bâtir une nouvelle force politique d’alternance dans notre pays.

Le Modem peut continuer à fonctionner ce qui est une bonne nouvelle pour le pluralisme dans notre pays. La tentative de destabilisation venue des plus hautes autorités de l’Etat est déjouée.

Mauvaise nouvelle pour un parti socialiste sans souffle et sans orientation, le Modem doit construire une force de renouvellement de notre paysage politique sans a priori mais sans concession.

Notre pays s’enfonce dans une crise économique, financière et morale profonde. Il faut retrouver après les municipales la capacité de proposer au pays un autre chemin. Le Mouvement Démocrate en est le pivot s’il reprend confiance et crédibilité.

Le Modem de Clamart sera présent et actif pour travailler au redresement de notre pays.

Vendredi 18 avr 2008

Déclaration de François Bayrou à la presse du lundi 14 avril

n25506588200_2163.jpgDéclaration du 14 Avril 2008 de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : “Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d’avoir accepté cette rencontre. J’ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l’enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d’indépendance de notre mouvement, n’avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu’ils étaient dirigés et agités de l’extérieur, et pour parler clairement, de l’Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j’ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu’on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d’éducation, qu’il s’occupe de l’essentiel pour le pays, et qu’il respecte tous ses concitoyens même s’ils ne sont pas d’accord avec lui. Lire la suite…

Mardi 15 avr 2008

L’explication démocrate.

Les municipales sont maintenant derrière nous.

Notre mouvement a fait le choix aux municipales de construire un rassemblement avec des partenaires convaincus qu’une ville n’est pas de droite ou de gauche ou même du centre mais qu’elle peut avoir un bon ou un mauvais projet, une bonne ou une mauvaise équipe, un bon ou un mauvais maire.

C’est ce que Le parti de Clamart dont nous avons été un membre fondateur a voulu défendre et, en affichant la diversité du rassemblement, la liste que nous soutenions a obtenu 14% des suffrages au premier tour.

Ce résultat dans un climat de bipolarisation politique est naturellement un résultat prometteur pour une approche en avance sur son temps. Mais c’est un résultat insuffisant pour avoir pu réussir l’alternance à Clamart.

Or il faut le constater aucun parti politique n’est en mesure de réussir seul l’alternance dans notre ville, aucun, pas même le PS. Seule la construction d’un rassemblement le permet.

Il fallait donc aborder le second tour:

Christian Delom a donné les explications sur son blog que vous pouvez lire ou relire:

Explication de l’association de deuxième tour:http://www.christiandelom.fr/?p=194

Explication de la création d’un groupe distincte au conseil municipal: http://www.christiandelom.fr/?p=195

Il faut également dire comment s’est déroulée la prise de décision en conformité avec les valeurs démocrates que nous défendons.

Après une réunion à chaud le dimanche soir, les membres de la liste et de l’équipe de campagne se sont réunis le lundi pendant 4 heures pour prendre une décision collective comme Christian Delom s’y était engagé.

L’ensemble des solutions ont été abordées:

  • le maintien
  • le retrait
  • la fusion

Le maintien a été écarté par une majorité de la liste car il aurait abouti à coup sûr à la réélection du candidat sortant ce qui était exclus dans le combat de valeurs que nous menons.

Le retrait était exclus car, quand 3000 personnes font confiance à une équipe, la disparition pure et simple du conseil municipal n’aboutit qu’à faire disparaitre nos idées, nos valeurs et nos propositions.

La fusion, nos candidats Modem comme les autres, en connaissaient les limites et les risques, mais c’était la solution la plus cohérente.

Bien sûr les valeurs et les propositions étaient loin d’être communes. Il y avait des désaccords profonds sur des points importants du programme comme la vente des logements sociaux ou la police armée mais, sans trop d’illusions, les délégués de la liste ont entamé les discussions malgré tout déterminés à préserver l’essentiel des propositions et du projet du parti de Clamart.

La longue négociation (6 heures) ne s’est pas faite uniquement par les quatre représentants des 4 sensibilités de la liste (Modem, Gauche, Droite, Ecologiste), elle s’est faite avec des aller-retour avec l’ensemble de la liste. Les négociateurs ont donc agi par mandat de la liste. Une véritable leçon de démocratie et une exigence pour nous démocrates.

L’ensemble des exigences ont été acceptées dans la négociation.

  • 4 élus sur 9 en cas de défaite
  • 9 élus en cas de victoire
  • 12 candidats sur la liste
  • 3 adjoints (dont le premier) et 3 conseillers délégués
  • liberté de vote y compris sur le budget et le PLU
  • les délégations signées les plus étendues sur les finances (y compris l’endettement), le Contrôle de gestion et le Personnel
  • une réunion d’entre deux tours sans les soutiens politiques UMP extérieurs à la ville, et normalement dédiée à un électorat d’ouverture large dans l’esprit du Parti de Clamart
  • la défense des valeurs défendues par le Parti de Clamart
  • aucun engagement sur les cantonales dans la droite file de la position de nos candidats

Les responsables de la liste ont donc obtenu l’ensemble du mandat donné par la liste et même plus, permettant un véritable contrôle de l’action municipale dans le respect des valeurs et des propositions du Parti de Clamart avec une liberté de vote étendue.

C’est la raison qui a permis aux colistiers du Modem au premier tour (au nombre de 16) de soutenir cette association de deuxième tour avec la réserve de constituer avec le Parti de Clamart un groupe distinct au conseil municipal.

Cet accord était donc un accord de raison,clair et net, et il permettait d’envisager toutes les situations politiques aboutissant à une victoire ou pas en préservant nos valeurs, nos propositions notamment en matière de développement durable et de démocratie locale et en apportant une extrême vigilence sur les valeurs d’égalité et de laïcité dans la République qui nous soucient beaucoup concernant la majorité actuelle.

Le candidat sortant a tenté sans grande conviction un rapprochement qui, au bout d’une petite heure de discussion téléphonique, s’est révélé plus formel que réel et qui n’apportait aucune garantie sur le fond comme sur la forme, et pour lequel nos négociateurs n’avaient qu’un mandat d’écoute.

Le mardi matin le résultat des négociations a été ratifié par la liste avant de le formaliser par écrit.

Notre Mouvement ne peut que se trouver satisfait des principes démocratiques qui ont présidé à cette situation malgré l’urgence (moins de 24 heures).

En revanche nous dénonçons la gestion politique de l’action entre les deux tours qui a trop peu laissé l’expression à ce qui avait été négocié, en particulier de mener une campagne de rassemblement au delà-du camp strict de la tête de liste du deuxième tour. C’est la responsabilité exclusive du tête de liste du second tour qui a préféré, malgré les mise en garde, une campagne tournée vers son électorat de premier tour. Le Mouvement Démocrate ne peut que condamner ce choix qui prouve que le candidat tête de liste n’a pas su se rendre indépendant et a préféré se consacrer à la cantonale qu’il voyait plus accessible. Cette attitude n’était ni efficace, ni loyale.

Beaucoup de nos sympatisants l’ont bien remarqué ainsi que ceux qui venant de la gauche portent l’espoir qu’une autre politique est possible pour une ville qui voient inlassablement s’affronter les clans.

Le Mouvement Démocrate ne peut que regretter et dénoncer que la première décision du conseil municipal ait été d’éliminer Christian Delom du conseil communautaire avec la complicité apparemment passive du groupe de JD Berger. Raison de plus pour que l’association de deuxième tour que nos candidats avaient intelligemment négociée soit naturellement caduque, c’est exactement ce que Christian Delom a dit au nom du groupe “Le Parti de Clamart”.

C’est avec la même force que le Mouvement Démocrate de Clamart dénonce la collusion passive ou active entre la majorité et le groupe “Ecouter pour agir à Clamart” pour limiter l’influence du groupe “Le Parti de Clamart”. La dignité républicaine veut que tous les groupes soient démocratiquement représentés à Sud de Seine.

Faire respecter l’idéal démocratique dans un scrutin majoritaire est un exercice difficile mais il est possible. Maintenant il faut continuer à rassembler les démocrates de tous bords pour construire une force d’alternance pluraliste et soudée et convaincre nos concitoyens que la majorité actuelle ne défend que son clan et ne respecte pas la démocratie comme elle l’a prouvée lors du premier conseil.

Lundi 31 mar 2008

Dimanche 9 mars, prenez le parti de Clamart !
Christian Delom

Chères Clamartoises, chers Clamartois,

Dimanche 9 mars vous allez prendre une décision majeure pour notre ville, une décision qui nous engage pour longtemps.

Je veux construire avec vous le Clamart de demain et pour cela, j’ai constitué une équipe représentative de nos quartiers, pluraliste et compétente.

Vous voulez que les grands enjeux de notre ville soient pris en compte tout de suite pour donner une longueur d’avance à Clamart, moi aussi.

Vous voulez que soit réglé pour notre ville le lourd problème des déplacements individuels et des transports collectifs ainsi que celui du stationnement impossible dans de nombreux quartiers, moi aussi.

Chacun, en ouvrant les yeux, sait que la ville doit changer radicalement de modèle de développement en devenant plus économe, plus sobre en énergie et plus facile à vivre. Pour cela je développerai l’activité, le commerce et l’emploi.

Chacun, en ouvrant les yeux, sent que la ville doit devenir solidaire, sûre, vivante, respectueuse et équitable avec tous ses habitants, les jeunes comme les séniors, les familles comme les personnes seules ainsi que les employés communaux. Personne ne se sentira oublié dans son quotidien, ni pour la culture, ni pour la pratique sportive et encore moins pour le logement et la vie associative.

Clamart ne doit être l’otage ni des clans, ni de règlements de comptes individuels et personnels.

Avec l’équipe du Parti de Clamart, pluraliste et rassemblée, nous sommes les seuls à pouvoir le garantir. Nous respecterons toutes vos convictions et nous les mettrons ensemble au service de Clamart.

C’est maintenant ou jamais. Après il sera trop tard et pour longtemps.

Le seul vote utile pour Clamart : Christian Delom, Prenez le Parti de Clamart.

Je serai votre maire à tous, dès le 9 mars prenez le parti de Clamart

Bien Fidèlement,
Christian Delom

Vendredi 7 mar 2008

Grande Réunion-Débat

Grande réunion-débat
Animée par Patricia Coste, grand reporter à France 2

« Construisons aujourd’hui la ville de demain »

Christian Delom présente les candidats
et le programme de la liste “Prenez le Parti de Clamart”

Mardi 19 Février à 20h30
Salle des fêtes - Place Hunebelle

Un projet innovant et ambitieux pour Clamart, une équipe de Clamartoises et de Clamartois compétents et engagés. L’alternative démocratique à Clamart est en marche.

Vendredi 15 fév 2008

Communiqué de Presse du Mouvement Démocrate des Hauts-de-Seine

Bernard Lehideux (député européen), Jackie Boulay (suppléant de Vincent Wehbi candidat Modem dans la 12ème circonscription des Hauts de Seine) et Christian Delom (conseiller municipal de Clamart) réaffirment la position du Mouvement Démocrate énoncée dimanche 27 janvier au soir du premier tour des élections législatives partielles. 

« Le respect du citoyen est une exigence éthique. A ce titre, il appartient aux électeurs et à eux seuls de se déterminer pour le second tour; Le Mouvement Démocrate leur fait confiance. » 

Nous dénonçons la communication manipulatrice de Philippe Kaltenbach sur son blog, sur les panneaux électoraux et sur sa profession de foi qui laisse à penser que notre mouvement et notre candidat pourraient lui apporter le soutien de notre mouvement. Ce sont des pratiques politiciennes scandaleuses qui visent à manipuler les électeurs, sans transparence et sans respect des valeurs démocratiques que nous défendons.

Jeudi 31 jan 2008

RESULTATS LEGISLATIVES CLAMART

Les élections législatives se sont déroulées à un moment peu propice à la mobilisation. La campagne électorale a été courte et n’a pas permis de faire valoir tous les enjeux.

Notre candidat Vincent Wehbi a fait une campagne qui a permis de renforcer le message du Mouvement Démocrate porté aux présidentielles par François Bayrou et aux législatives de juin par Christian Delom.

Les électeurs Modem qui se sont déplacés, ont permis de valider un socle de 7,2% des voix dans la circonscription.

Il est clair que les enjeux de l’élection au plan national, étaient masqués par un affrontement personnel entre le maire de Clamart et le député sortant, polarisant le scrutin. Il est indéniable que les arguments de campagne n’ont pas volé haut en n’hésitant pas à favoriser les attaques personnelles.

C’est parfaitement domage pour la démocratie et l’expression des grands choix pour notre pays mais c’est surtout à l’opposé de nos valeurs et du message de notre mouvement. Tous nos documents de campagne ont privilégié le fond, le travail législatif et la volonté d’expression de la pluralité. Les électeurs ouvriront les yeux pour, un jour, privilégier cette façon de faire de la politique, en prenant les électeurs en adultes et en expliquant clairement les enjeux.

Prenant les électeurs en adultes, nous pensons que nos électeurs peuvent d’eux-même trouver le meilleur choix pour le deuxième tour. C’est aussi cela la démocratie que de considérer que les voix n’appartiennent à personne d’autre que celui qui met son bulletin dans l’urne.

Nous espérons que le choix des électeurs sera guidé par les valeurs que nous portons et donc vers le candidat le plus démocrate.

Merci Vincent, le chemin pour une France démocrate continue.

 

Inscrits 32982

exprimés 13699

Ont obtenu

Laisney (FN) 3.05%

Schosteck (UMP) 41.03%

Leroy (PC) 2.38%
Wehbi (MoDem) 7.01%

Olivier (Gauche Rep) 0.94%
Kaltenbach (PS- Verts) 42.63%

Hamon (LCR) 2.94%

Schosteck (UMP) a 2381 voix d’avance sur l’ensemble des 4 villes( Clamart, Fontenay; Chatillon, Plessis)

Kaltenbach dispose de 219 voix d’avance à Clamart sur Schosteck

Mercredi 30 jan 2008

Dimanche vous pouvez avoir un nouveau Député démocrate

Le pluralisme est la garantie d’une démocratie réelle et forte.

Un député UMP de plus ne changera pas l’exercice du pouvoir de Nicolas Sarkozy.

Un député socialiste de plus n’ouvrira pas les yeux aux PS en mettant fin à l’absence de ligne politique et à la guerre des chefs.

Un député Démocrate apportera une voix indépendante. Il renforcera l’action de François Bayrou et permettra au parlement de jouer son rôle de faire la loi sans verser dans les prises de positions systématiques. Pour, quand on fait partie de l’Ump et de ses satellites. Contre, quand on est dans le groupe socialiste.

Alors le 27 janvier, il faut voter pour Vincent Wehbi et son suppléant Jackie Boulay pour que vive et se renforce notre démocratie et que des voix indépendantes et fortes puissent parler au nom de ceux qu’on n’entend jamais.

Samedi 26 jan 2008

Elections législatives partielles

Le conseil constitutionnel a annulé l’élection du député de notre circonscription en juin 2007 et l’a déclaré inéligible pour un an.

Certains crient à l’injustice et d’autres se félicitent bruyamment de cette décision du 29 novembre 2007. Au Mouvement Démocrate, nous considérons que le respect du code électoral est essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie.

Les habitants de Châtillon, Clamart, Fontenay Aux Roses et du Plessis-Robinson sont donc appelés à voter les 27 janvier et 03 février 2008 pour élire le nouveau député de leur circonscription jusqu’en 2012.

Christian Delom ayant décidé de se consacrer à Clamart, Vincent Wehbi (conseiller municipal de Fontenay et suppléant de Christian Delom en juin 2007) et son suppléant Jackie Boulay (Châtillon) sont les candidats du Mouvement Démocrate pour ce scrutin.

Nous leur apportons tout notre soutien.

Vendredi 4 jan 2008

Bayrou : « Sarkozy remet en cause la laïcité républicaine »

Lu dans le Figaro 26/12/2007

Voici un article à bien lire et relire tant le problème de l’interférence entre les religions et les Etats devient inquiétant. Elections Pakistanaises, élections Américaines voient s’entrechoquer les objectifs politiques des religions et les objectifs moraux des politiques publiques. François Bayrou revient sur ce thème avec la hauteur de vue d’un homme d’Etat quand on connait son propre parcours spirituel.

«La République n’a pas à sous-traiter l’espérance aux religions. Elle est en charge de réaliser un monde meilleur», dit François Bayrou. Le président du Mouvement démocrate reproche à Nicolas Sarkozy «le mélange des genres, entre l’État et la religion».

LE FIGARO.Que pensez-vous du concept de «laïcité positive» défendu par Nicolas Sarkozy ? 
François BAYROU. Quand on a besoin d’un adjectif, c’est qu’on veut changer le sens du mot. Il y a dans le discours prononcé à Saint-Jean-de-Latran quelque chose de profond, passé à peu près inaperçu, une remise en cause de la conception de la laïcité républicaine autour de laquelle, depuis la Libération, la France s’est construite. S’exprimant comme président de la République, il introduit la notion de «racines essentiellement chrétiennes» de la France, oubliant le grand mouvement d’émancipation des Lumières. Il affirme que la République a «intérêt» à compter beaucoup de croyants. Il demande aux religions, toujours dans «l’intérêt» de la République, de fonder la morale du pays. C’est le retour, qu’on croyait impossible en France, du mélange des genres entre l’État et la religion. Ce mélange des genres n’a jamais produit de bons fruits, je le dis comme citoyen, et je le dis aussi comme chrétien de conviction.

Est-ce une erreur de parler d’espérance quand on fait de la politique ?
La République n’a pas à sous-traiter l’espérance aux religions. La République est en charge de réaliser un monde meilleur, et pas d’inviter à l’attendre. Cette conception sociologique de la religion, fournissant «l’espérance» qui fait que les peuples se tiennent tranquilles et respectent les règles établies, on croyait qu’elle était loin derrière nous ! Ce n’est pas autre chose que «l’opium du peuple» que dénonçait Marx. C’est un leitmotiv chez Nicolas Sarkozy, notamment quand il a parlé des bienfaits de la présence de l’islam pour pacifier les banlieues. En réalité, l’espérance religieuse et l’espérance civique ne sont pas de même nature. Elles ne sont pas du même monde. Au demeurant, la foi, ce n’est pas seulement l’espérance, ce n’est pas seulement pour l’avenir. C’est pour le présent, c’est voir le monde et voir l’autre dans une certaine lumière qui les révèle et les grandit. C’est en cela qu’il existe un humanisme chrétien.

La République doit-elle prendre en compte ce que Nicolas Sarkozy appelle l’«aspiration spirituelle» de l’être humain, qui existe selon lui chez chacun de nous ? 
L’aspiration spirituelle est un mouvement précieux de l’être humain. Sur ce point, je suis d’accord avec Nicolas Sarkozy. La société doit la respecter. Mais lorsqu’on suggère que la morale républicaine doit se fonder dans les religions, on change d’approche. D’abord, il ne revient à aucune autorité civile de trancher ainsi une question de conscience. Il est aussi anormal de voir un président dire qu’il faut se référer à la religion que d’en voir un autre affirmer qu’il faut rejeter toute religion. Cette orientation, dans un sens ou dans un autre, n’est pas dans ses compétences. De surcroît, en tenant ce discours dans une société plurireligieuse, on pré­pare les conditions d’un affrontement entre les différentes religions. Car, quand elles se contredisent, qui décidera qu’une religion est supérieure à une autre dans le domaine de la morale et des valeurs ?

Quelle est votre conception de la laïcité ?
Celle de Jules Ferry. Quand Nicolas Sarkozy dit que «jamais l’instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé» dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, parce qu’il lui «manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance», il exprime exactement le contraire du message de Jules Ferry. La morale de l’instituteur n’est pas inférieure à celle du prêtre. Pour Jules Ferry, elle est la morale universelle au genre humain, qui prend garde à ne choquer aucune des familles qui confient leur enfant aux maîtres. La laïcité est un bien très précieux que la France a su définir avant et mieux que les autres. Elle détermine un espace public à l’intérieur duquel on ne fait pas intervenir la religion par l’autorité du dogme, et un espace intime, familial, où chaque être humain cultive des convictions, une vision du monde, qu’il ne peut imposer aux autres. L’idée qui fonde la démocratie, c’est la vision géniale que Pascal a exprimée de la distinction des ordres : il y a l’ordre du pouvoir, l’ordre de la religion et l’ordre de la science. Le pouvoir doit garantir la liberté de prier et la liberté de penser dans les deux autres ordres. Mais l’homme n’est libre que si on empêche toute interférence entre ces ordres distincts. De la même façon, quand Nicolas Sarkozy établit un parallèle entre la vocation religieuse et sa vocation présidentielle, il mélange ce qui ne doit pas l’être.

Cela vous choque ?
Oui. En outre, c’est un paradoxe troublant que celui d’un pouvoir qui affiche chaque fois qu’il le peut sa complaisance avec le matérialisme financier et, en même temps, souhaite faire de la religion une autorité dans l’espace public. Cela s’est déjà produit dans l’histoire. Aujourd’hui, par exemple, chez Bush. Et cela, les citoyens républicains, laïques aussi bien que chrétiens, ne peuvent l’admettre : ils ont quelque chose en commun, c’est le «rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu».

Dimanche 30 déc 2007