Les municipales sont maintenant derrière nous.
Notre mouvement a fait le choix aux municipales de construire un rassemblement avec des partenaires convaincus qu’une ville n’est pas de droite ou de gauche ou même du centre mais qu’elle peut avoir un bon ou un mauvais projet, une bonne ou une mauvaise équipe, un bon ou un mauvais maire.
C’est ce que Le parti de Clamart dont nous avons été un membre fondateur a voulu défendre et, en affichant la diversité du rassemblement, la liste que nous soutenions a obtenu 14% des suffrages au premier tour.
Ce résultat dans un climat de bipolarisation politique est naturellement un résultat prometteur pour une approche en avance sur son temps. Mais c’est un résultat insuffisant pour avoir pu réussir l’alternance à Clamart.
Or il faut le constater aucun parti politique n’est en mesure de réussir seul l’alternance dans notre ville, aucun, pas même le PS. Seule la construction d’un rassemblement le permet.
Il fallait donc aborder le second tour:
Christian Delom a donné les explications sur son blog que vous pouvez lire ou relire:
Explication de l’association de deuxième tour:http://www.christiandelom.fr/?p=194
Explication de la création d’un groupe distincte au conseil municipal: http://www.christiandelom.fr/?p=195
Il faut également dire comment s’est déroulée la prise de décision en conformité avec les valeurs démocrates que nous défendons.
Après une réunion à chaud le dimanche soir, les membres de la liste et de l’équipe de campagne se sont réunis le lundi pendant 4 heures pour prendre une décision collective comme Christian Delom s’y était engagé.
L’ensemble des solutions ont été abordées:
- le maintien
- le retrait
- la fusion
Le maintien a été écarté par une majorité de la liste car il aurait abouti à coup sûr à la réélection du candidat sortant ce qui était exclus dans le combat de valeurs que nous menons.
Le retrait était exclus car, quand 3000 personnes font confiance à une équipe, la disparition pure et simple du conseil municipal n’aboutit qu’à faire disparaitre nos idées, nos valeurs et nos propositions.
La fusion, nos candidats Modem comme les autres, en connaissaient les limites et les risques, mais c’était la solution la plus cohérente.
Bien sûr les valeurs et les propositions étaient loin d’être communes. Il y avait des désaccords profonds sur des points importants du programme comme la vente des logements sociaux ou la police armée mais, sans trop d’illusions, les délégués de la liste ont entamé les discussions malgré tout déterminés à préserver l’essentiel des propositions et du projet du parti de Clamart.
La longue négociation (6 heures) ne s’est pas faite uniquement par les quatre représentants des 4 sensibilités de la liste (Modem, Gauche, Droite, Ecologiste), elle s’est faite avec des aller-retour avec l’ensemble de la liste. Les négociateurs ont donc agi par mandat de la liste. Une véritable leçon de démocratie et une exigence pour nous démocrates.
L’ensemble des exigences ont été acceptées dans la négociation.
- 4 élus sur 9 en cas de défaite
- 9 élus en cas de victoire
- 12 candidats sur la liste
- 3 adjoints (dont le premier) et 3 conseillers délégués
- liberté de vote y compris sur le budget et le PLU
- les délégations signées les plus étendues sur les finances (y compris l’endettement), le Contrôle de gestion et le Personnel
- une réunion d’entre deux tours sans les soutiens politiques UMP extérieurs à la ville, et normalement dédiée à un électorat d’ouverture large dans l’esprit du Parti de Clamart
- la défense des valeurs défendues par le Parti de Clamart
- aucun engagement sur les cantonales dans la droite file de la position de nos candidats
Les responsables de la liste ont donc obtenu l’ensemble du mandat donné par la liste et même plus, permettant un véritable contrôle de l’action municipale dans le respect des valeurs et des propositions du Parti de Clamart avec une liberté de vote étendue.
C’est la raison qui a permis aux colistiers du Modem au premier tour (au nombre de 16) de soutenir cette association de deuxième tour avec la réserve de constituer avec le Parti de Clamart un groupe distinct au conseil municipal.
Cet accord était donc un accord de raison,clair et net, et il permettait d’envisager toutes les situations politiques aboutissant à une victoire ou pas en préservant nos valeurs, nos propositions notamment en matière de développement durable et de démocratie locale et en apportant une extrême vigilence sur les valeurs d’égalité et de laïcité dans la République qui nous soucient beaucoup concernant la majorité actuelle.
Le candidat sortant a tenté sans grande conviction un rapprochement qui, au bout d’une petite heure de discussion téléphonique, s’est révélé plus formel que réel et qui n’apportait aucune garantie sur le fond comme sur la forme, et pour lequel nos négociateurs n’avaient qu’un mandat d’écoute.
Le mardi matin le résultat des négociations a été ratifié par la liste avant de le formaliser par écrit.
Notre Mouvement ne peut que se trouver satisfait des principes démocratiques qui ont présidé à cette situation malgré l’urgence (moins de 24 heures).
En revanche nous dénonçons la gestion politique de l’action entre les deux tours qui a trop peu laissé l’expression à ce qui avait été négocié, en particulier de mener une campagne de rassemblement au delà-du camp strict de la tête de liste du deuxième tour. C’est la responsabilité exclusive du tête de liste du second tour qui a préféré, malgré les mise en garde, une campagne tournée vers son électorat de premier tour. Le Mouvement Démocrate ne peut que condamner ce choix qui prouve que le candidat tête de liste n’a pas su se rendre indépendant et a préféré se consacrer à la cantonale qu’il voyait plus accessible. Cette attitude n’était ni efficace, ni loyale.
Beaucoup de nos sympatisants l’ont bien remarqué ainsi que ceux qui venant de la gauche portent l’espoir qu’une autre politique est possible pour une ville qui voient inlassablement s’affronter les clans.
Le Mouvement Démocrate ne peut que regretter et dénoncer que la première décision du conseil municipal ait été d’éliminer Christian Delom du conseil communautaire avec la complicité apparemment passive du groupe de JD Berger. Raison de plus pour que l’association de deuxième tour que nos candidats avaient intelligemment négociée soit naturellement caduque, c’est exactement ce que Christian Delom a dit au nom du groupe “Le Parti de Clamart”.
C’est avec la même force que le Mouvement Démocrate de Clamart dénonce la collusion passive ou active entre la majorité et le groupe “Ecouter pour agir à Clamart” pour limiter l’influence du groupe “Le Parti de Clamart”. La dignité républicaine veut que tous les groupes soient démocratiquement représentés à Sud de Seine.
Faire respecter l’idéal démocratique dans un scrutin majoritaire est un exercice difficile mais il est possible. Maintenant il faut continuer à rassembler les démocrates de tous bords pour construire une force d’alternance pluraliste et soudée et convaincre nos concitoyens que la majorité actuelle ne défend que son clan et ne respecte pas la démocratie comme elle l’a prouvée lors du premier conseil.